Syndrome prémenstruel

« Il suffit d’un atome pour troubler l’œil de l’esprit » disait William Shakespeare, mais que peut-on dire de ces troubles parfois sévères qui amènent des femmes à repenser leur rendez-vous, leur vie sociale, leur emploi, leur relation, leurs vacances, leur agenda, leur vie, en fonction d’une petite semaine dans un cycle menstruel qui va bouleverser leur quotidien, leurs émotions, leur corps ?

Bien que la majorité des femmes ressentent à divers degrés les symptômes menstruels, connaissez-vous la version particulièrement sévère de ces troubles qui touchent surtout l’humeur, qui vont de l’irritabilité majeure à l’anxiété généralisée parfois associée à un syndrome dépressif intense avant le déclenchement des règles et s’estompent par enchantement lorsque celles-ci débutent ?… Le syndrome dysphorique prémenstruel.

Selon la définition du syndrome prémenstruel dans le livre Gynécologie et obstétrique de Masson, une femme sur trois ressent dans la semaine qui précède ses règles une sensation de congestion plus ou moins intense des seins et de l’abdomen appelée syndrome prémenstruel. La patiente consulte pour des manifestations cliniques variées : congestives, nerveuses, viscérales.

Il est impossible d’attribuer à une seule hormone la responsabilité du syndrome prémenstruel. Toutefois, un élément domine indiscutablement la pathogénie : le déséquilibre oestroprogestatif dû à une insuffisance lutéale et à une insuffisance de la détoxication hépatique des oestrogènes qui crée une hyper-oestrogénie.

On retrouve également les déficits en Sérotonine, en magnésium, en calcium, en acide gras essentiels… etc.

Les symptômes les plus communément rapportés du SPM sont :

– Les symptômes physiques :

Fatigue, mastodynie ou tension mammaire, rétention hydrosodée, ballonnement abdominal, troubles digestifs, prise de poids, acné, migraine cataméniale, tension pelvienne, irritation du mamelon et constipation.

– Les symptômes psychologiques :

Anxiété, colère, dépression, irritabilité, diminution de l’aptitude de concentration, troubles du sommeil, modification de la libido, hypersensibilité au rejet, modification de l’appétit avec boulimies (craving pour les sucreries)

Approche thérapeutique :

Pourquoi s’évertuer à inventer des molécules sophistiquées et souvent toxiques, alors que nous n’utilisons pas ce que la nature nous offre abondamment, à savoir ses fruits ?

La difficulté de l’observance des traitements est souvent liée au phénomène cyclique du SPM. C’est vraisemblablement sur le long terme et sur la régularité que l’on obtiendra des résultats satisfaisants.

Ne voir l’alimentation que sous forme d’un cumul de calories apportées par les protides, lipides et glucides est une grave erreur ! L’alimentation a un impact direct sur une multitude d’hormones qui conditionnent notre état de santé en particulier l’apparition du syndrome prémenstruel.